Mes premières notes sur celle de Millionaires
♪« Jaeger, vodka, even whiskey down that shit,don't be a...pussy»
Ce soir là, Blake traînait son amertume dans tous les pubs de Londres ; la plupart des garçons présents dans la salle l'observaient d'un ½il envieux, elle le savait et adorait ça. Elle n'avait pas 17 ans et découvrait la vie, empruntant un plus ou moins bon chemin. Cet automne Blake devrait quitter cette ville, oublier sa vie, ses fidèles amies, ses souvenirs ; tout ce qui était censé la rattacher à cette ville n'avait pas lieu d'être. Cette nuit fût surement la plus longue de sa vie, entre les verres de whisky et les « mushrooms » elle se retrouva dans le lit d'un homme qui aurait pu être son père. Qui aurait cru que sa première fois se passerai comme ça.
A son réveil, Blake retrouva à ses cotés, l'objet de son vice et peu à peu alors qu'elle tachait de s'éclipser les réminiscences de sa dernière nuit lui revinrent. Elle voyait ses mains souligner ses courbes, la cajoler mais surtout du sentiment de plénitude qu'elle avait ressentie tandis qu'ils n'étaient plus qu'un être à part entière. La jeune londonienne en voulait encore ce qui la surpris elle-même, elle d'habitude si retenue avait la nuit dernière exploité les voies de la virginité avec un homme dont elle ne se rappelait même pas le nom. Brusquement l'idée d'avoir contracté une
IST lui traversa l'esprit ou même pire de porter ce qui deviendrait plus tard un enfant. Tout d'un coup l'idée de cette soirée lui devint totalement fastidieuse, elle se mit même à injurier la personne qui l'avait poussé à participer à cette soirée.
Suffocante et paniquée, Blake se posa sur banc et tacha de se calmer quelque peu ; s'évertuant par la même occasion de se souvenir de la nuit passé. Malheureusement les images qui lui traversèrent la tête ne furent pas très catholiques. Elle venait juste de remarquer que quelqu'un siégeait à coté d'elle et la regardait d'un air désabusé. Comme réponse, le jeune homme reçut un doigt d'honneur.
Malgré les apparences Blake est une fille plutôt coincée et diablement intelligente. Son entendement dépassait la moyenne. Avoir son bac à 16 ans en est la preuve. Il existe des gens comme ça, souvent pris pour fous alors qu'ils s'avèrent finalement être doté d'une acuité ahurissante. Ça a été le cas de plusieurs savants, à présent mondialement connu. Malheureusement pour eux ils n'ont pas eut le délassement de gouter aux joies de la renommé mondiale. Ils sont morts bien avant. Ils étaient des génies coincés dans une époque trop occupé pour apprécier à bonne leurs savoirs. C'est ce que les parents de Blake avaient toujours redouté, qu'elle ne soit pas acceptée à causes des légères différences qu'elle avait avec les autres.
A quatre ans elle parlait l'anglais mieux que n'importe quel autre enfant, à 8 ans elle rentrait dans une école privée réservée aux personnes de sa trempe. A 16 le Bac avec mention très bien. A 17 ans elle ou du moins ses parents visaient Oxford.
La sonnerie de son téléphone la tira de sa rêverie. Un message, redoutable et ardent venait d'apparaître sous ses yeux. Ses parents venaient de se rendre compte qu'elle n'était pas rentrée. Son c½ur s'emballa, elle se voyait déjà être privée de tout ce qui avait de l'importance à ses yeux. Sa guitare. Malgré tout elle décida de rentrer chez elle, en priant le ciel que tout ce soit calmé. Espérant que l'orage soit passé.
Pour son père, sa vie ne devait tourner qu'autour de ses études. Mais elle aimait mieux la musique, mais à chaque fois qu'elle se faisait prendre ils lui crachaient toujours la même phrase au visage.
« - Tu n'arriveras à rien si tu continus comme ça. Consacre-toi à tes études, tu révolutionneras le monde et ainsi tout ces ignorants ne jureront plus par toi. Tu seras l'Enstein du XXI siècle. »
(On dit que les parents aimants acceptent
toujours les choix de leur progéniture. Il ne faut pas toujours croire les « On dit »)
Blake marchait sans même s'en rendre compte, son cerveau à mille lieu du monde réel la poussait vers l'ailleurs. Un monde où elle serait une chanteuse et une guitariste hors-normes. Seulement chaque pas qu'elle faisait la poussait un peu plus à la réalité. Une fatalité.
Juste avant de pousser la porte des enfers, la jeune surdoué scruta son visage en détaillant chaque parcelle de celui-ci. Ses longs cheveux auburn encadraient parfaitement son visage, les traits de khôl sous yeux étaient eux aussi impeccable seul son rouge à lèvres était dans un état pitoyable. Elle regrettait ne pas avoir pris de douche avant de partir. Enfin avant de s'enfuir comme une voleuse. Blake nettoya ses lèvres, pris un chewing-gum et s'en alla combattre ses parents.
« Je suis rentrée.
- Où étais-tu nous avons eu peur tu sais ?
- Je suis en vie maman, répondis avec un sourire infaillible.
- Oui mais, tu ne nous a même pas prévenus tu aurais pu mourir on n'en aurait rien su.
- Je suis désolée, quel est le tarif ?
- Deux semaines sans sorties ni visites. Et tu peux oublier ta guitare. Il faut que tu te consacres à ton admission à Oxford. »Oxford oxford oxford oxford. ***
Narrateur : Blake Harper.
Ils n'ont que ce nom aux lèvres. J'aimerai bien voir leurs têtes si jamais ils apprenaient ce qui s'est passé la nuit dernière, un frisson traversa mon esprit. Ils me mettraient à la porte a coup sûr. Ils m'effaceraient de leurs vies, et oublieront qu'ils aient eu une fille. Le pire c'est qu'ils m'aiment.
Assise devant la fenêtre, je rêvais encore et encore de ce monde que grand-Ma me contait souvent. Soudain une idée me vint, je venais de trouver le sujet de ma dissertation pour mon admission. «La barrière entre le réel et l'irréel ». Cette soudaine vague d'inspiration m'entraînant dans ses flots me firent écrire un texte dont je fus peu fière. Mes idées n'étaient pas très ordonnées pour tout dire, heureusement, mon père ne verra jamais ceci. Finalement je m'orientais vers un sujet un peu plus ... approprié mais aussi beaucoup plus ennuyeux
" Le statut de la femme dans le monde ". Du vu et revu mais au moins c'était une valeur sûre.
Un bruit métallique et une serrure qui s'ouvre, quelqu'un venait de pénétrer dans ma chambre. Je me retournais vivement et aperçu maman se dirigeant vers moi avec un sourire farouche.
« L'un des doyens de ta future Université, déjeunera avec nous dans Mercredi prochain.
- Comment as-tu fait maman tu es géniale. Dis-je en lui sautant dans les bras.
- J'ai quelques contact la bas. Il sera ravi de signer ta lettre de recommandation.
- Merci, merci, merci.
- Au fait n'oublie pas que tu as tennis le mercredi.
- Je ne fais pas de tennis.
- Dorénavant si, ça fera bonne impression sur le doyen. Ses enfants eux aussi en font. J'ai entendu dire qu'il avait un garçon de ton âge plus ou moins.
- Maman non, tu sais très bien que je suis trop jeune pour ça – si seulement tu savais-
et en plus je ne le connais pas.
- La rumeur dit que c'est un adonis et je pensais que tu pourrais le rencontrer.
- Et si c'est un horrible personnage ?
- Il faut savoir faire des choix pour réussir, je te laisse réfléchir, dit-elle mettant fin a mes protestations ».
Elle s'en va sur ces phrases et pourtant nous savons bien toutes les deux que la décision est déjà prise. J'aurai un rendez vous avec ce garçon quoi qu'il se passe. De gré ou de force, et tout ça pour mon bien me dira-t-elle.
(Ah maman si tu savais comme je te hais lorsque tu es ainsi...)
Kimi :3
Alors ?